Image de l'entreprise : réagir face à la blogosphère - 1ère partie

Publié le par Antonio Fontes

Le 11 septembre les a révélés au grand jour mais les moins attentifs auront dû attendre jusqu’en décembre 2004 , lors des tsunami en Asie, pour comprendre leur importance capitale dans toute stratégie de communication. On y accède rapidement et facilement, ils sont référencés par les moteurs de recherches standards et s’agglutinent tels des abeilles au sein de ruches communautaires. Bienvenue dans l’ère des blogs !


Cycle de publication de l’information

Au même titre que le journalisme, la blogosphère bénéficie de son propre cycle de l’information, composé de trois étapes :

fig. 1. cycle de publication de l’information ‘bloggée’

L’on remarquera que deux processus inhérents au journalisme sont évités par le blogueur : la vérification de la source et de l’information ainsi que la validation d’un contenu par différents rôles tels que le correcteur, l’éditeur ou encore le rédacteur.

Il est d’autant plus important de noter ici la facilité déconcertante avec laquelle il est possible de mettre son blog personnel en ligne, gratuitement et sans engagement, proportionnelle au niveau de réactivité de la plate-forme communautaire choisie.


Cycle d’accès à l’information

Au même titre que la publication, le blog n’étant pas un média de communication à vocation lucrative s’intègre dans un processus de parrainage totalement dénudé de concurrence. Plus un blog va en promouvoir d’autres, plus il sera promu lui-même.

L’accès au blog se fait encore en majeure partie via des actions déclenchées par le lecteur lui-même, à savoir : clics sur des liens référencés, recherches dans les moteurs ou encore listing de favoris. La période du cycle d’accès à l’information se voit donc totalement individualisé et peut varier de quelques heures à plusieurs jours selon les profils.

Bien que certaines communautés chiffrent leurs blogs par dizaines voire centaines de milliers, le blog n’en est qu’à ses premières dents et reste une culture essentiellement ‘machiste’. Le culte de la personnalité y est ancré au plus profond et seule une poignée de blogueurs a su se canaliser une audience captive (souvent elle-même en recherche d’audience) et fortement influençable.

Ces cercles de blogueurs aujourd’hui encore considérés comme élitistes aux yeux du surfeur moyen accèdent usuellement à l’information de manière entièrement assistée et automatisée. L’on parlera alors de flux RSS ou Atom dans le jargon technique, ou l’on parlera simplement d’abonnements à des flux d’information aussi divers que nombreux.

Un niveau d’accès intermédiaire à ces informations existe également et n’est pas à négliger : il s’agit simplement des pages d’accueil des différentes plate-formes d’hébergement de blogs. Certaines d’entre elles proposent une vue temps réel sur les dernier blogs et bulletins créés. Je constate trois articles par minute sur une petite communauté en plein essor, neuf sur une autre. L’une des communautés francophones les plus importantes recense plus de deux cent articles à la minute. La constatation est évidente : des données, certaines fois qualifiées d’informations, sont créées à très haute vitesse par le plus commun des internautes.


Et l’entreprise dans tout ça ?

Certains y voient un formidable outil de marketing, des études de marché à grande échelle, un moyen de sonder le client potentiel de manière passive (lecture) ou active, par la mise en ligne de commentaires stratégiques (sujet qui sera abordé sous peu).

L’envers du décors est tout autre : il ne suffit plus de surveiller la presse locale si vous avez la chance d’être une entreprise régionale, ni de ne pas rater un seul reportage de conseil à la consommation ou encore de visiter les sites de vos concurrents.

Plus de 3.9 millions d’internautes pour la Suisse [1], 14 millions pour la France [2] et 100 millions [3] pour l’Europe  : nous ne parlons plus ici d’échantillon mais d’un test grandeur nature.
Associées au phénomène des blogs, ces données peuvent dès lors prendre un tournant tout autre : 100 millions d’internautes (je ne tiens compte ici que de l’Europe) potentiellement équipés d’un moyen de diffusion d’information à large audience peuvent très rapidement se transformer en un facteur de risque à surveiller de très près pour toute entreprise.

Comment gérer cela ? Il existe des outils publics et majoritairement gratuits permettant de surveiller efficacement la blogosphère. Quels sont-ils ? Quelle stratégie adopter ? Quelle est la marge de manœuvre si l’image de votre entreprise subit une attaque via la blogosphère ?

Suite au prochain article…


http://www.bluewinag.com/cont_f/pm/041215_f.html
http://www.parti-socialiste.fr/tic/faits_chiffres.php  http://www.afjv.com/press0412/041213_etude_marche_internet_europe.htm

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