Gérer

Jeudi 27 janvier 2005

Il y a quelques mois de cela, une connaissance, mais aussi un jeune entrepreneur dynamique et motivé blabla, m'a contacté pour l’assister dans la mise en place de son système d’information personnel.

Les besoins

Le cas était intéressant dans la mesure où les besoins présentaient pour moi une situation ‘nouvelle’. Comme d’habitude, je lui demande donc d’identifier quels sont les sept* besoins clés auxquels ce système allait devoir répondre :


- Toujours en déplacement, il lui fallait un système d’information disponible en tout temps, tout lieu et sans contrainte technologique ou logicielle. « Faut que je puisse gérer ma boîte depuis un cybercafé ! », comme il le disait si bien. Une application web était déjà pseudo-convenue d’avance ;

- La solution envisagée devait lui permettre de gérer différentes fonctions de toute entreprise indépendante : sa compta, ses relations avec la clientèle, des descriptifs et documents sur ses produits, ou plutôt services ;

- Mais aussi permettre de créer de nouvelles ‘fonctions’ premières : donc ne pas se retrouver devant un menu horizontal à cinq entrées et ne pas pouvoir en rajouter une sixième ;

- Gérer tous ses documents : il passe énormément de temps à parcourir de multiples sources d’informations sur la toile et doit pouvoir effectuer des copier-coller à perte de vue dans sa solution tout en ayant la possibilité de les retrouver (recherche) et de les réorganiser (navigation hiérarchique ?) le plus simplement du monde (ben tiens) ;

- Il fallait que ça aille vite, que ce ne soit pas cher, et que ce soit le plus sécurisé possible (ignore, ignore, ignore) ;

- Il fallait pouvoir anticiper le cas où il engagerait un ou deux collaborateurs (je vois venir la secrétaire sexy et le développeur junior sous-payé avec cinq ans d’expérience dans toutes les technologies présentes sur le marché depuis deux ans) et qu’il souhaiterait leur donner accès à des ‘parties’ de son système ;

- Il ne voulait aucunement devoir gérer le côté technique de tout cela, c’est déjà son boulot alors ne pas en rajouter !


J’ai relevé le défi, surtout par intérêt personnel dans la mesure où être rémunéré pour chercher une information dont on a soi-même besoin est toujours une ubaine !

Coup d’œil à l’horizon

Ma première hypothèse s’orientait vers l’achat/acquisition d’un CMS (Content Management System ou Système de Gestion de Contenu pour les anglophobes). Seulement, deux opportunités se sont présentées à mes yeux : d’un côté des solutions chères et contraignantes au niveau de la dépendance fournisseur-utilisateur, d’un autre côté, des solutions gratuite, ouvertes mais demandant une maintenance et de mettre les main dans le cambouis, ce qui aurait violé les points 7 et 5 de la fiche besoins-clés.

Il fût assez rudimentaire de réaliser une esquisse de cahier de charges. Cela consistait plus ou moins en un étalage pseudo-technique des sept besoins cités ci-dessus. L’une de mes techniques à ce niveau est d’identifier quels sont les mots-clés qu’un éventuel prestataire pourrait placer sur ses descriptifs produit puis d’en constituer une requête de recherche pour Google et consorts. Je n’obtins que des liens vers des articles de journaux orientés SAP et autres solution verticales intégrées à plus de trois zéros la journée de maintenance. En débridant peu à peu ma requête, un terme apparût de plus en plus dans les résultats : wiki.

Ce sera un wiki!

Je reprends la définition de wikipedia, comme d’habitude (ne pas réinventer une roue) :
« Un wiki est un site web dynamique dont tout visiteur peut modifier les pages à volonté. Il permet non seulement de communiquer et diffuser des informations rapidement (ce que faisait déjà Usenet), mais de structurer cette information pour permettre d'y naviguer commodément. Il réalise donc une synthèse des forums Usenet, des FAQ et du Web en une seule application intégrée (et hypertexte). » source : wikipedia

J’en avais déjà bien entendu parler de ces wiki. Tout veilleur chevronné ou simplement attentif au phénomène des blogs ne peut rater cette ‘grande sœur’ du blog. Je m’étais déjà fait une idée dessus et savais plus ou moins quand m’orienter vers l’un et quand m’orienter vers l’autre.

Je ne sais pas pourquoi.. je n’y ai pas pensé comme par hasard lorsque cela s’est avéré nécessaire. Pourtant, les 7 besoins clés étaient atteints ! Le wiki répond de par sa nature aux quatre premiers besoins : accessibilité via un navigateur, différentes fonctions d’entreprise individuelle gérables via l’application, orienté vers l’évolution et permettant la gestion et l’organisation de documents.

Il ne restait plus que trois points à satisfaire (accès sécurisé, pas cher, multi-utilisateurs et hébergé à distance), cela consistait en gros à parcourir les différentes offres d’hébergement de wikis en ligne.


La mise en place

La mise en place fût plus rapide que prévue. La majeure partie du temps fût dédiée à imaginer un concept d’organisation des menus et documents lui permettant au mieux de gérer son activité. J’avais deux avantages de mon côté : il n’y avait pas d’existant à prendre en compte si ce n’est sa compta sous feuille Excel et il sait très bien se comporter comme un ‘utilisateur’ et mettre de côté son côté geek quand cela s’avère nécessaire.

Une arborescence de base fût créée :


- Administratif
- Clients
- Compta
- Documents-KB
- Documents-produits
- Documents-veille
- Projets



Sept sections, un hasard cette fois, dans lesquelles il serait en mesure de placer et d’organiser le contenu comme bon lui semblerait. Pour la compta et bien, nous avons fini par faire dans la simplicité : la section compta contenait une feuille Excel qu’il téléchargeait sur son lieu de travail, modifiait puis renvoyait dans le wiki. Il était prévu de régler ce problème dans les semaines suivant la mise en ligne de la solution mais il n’en fût rien…il ne me contacta plus durant six mois.

Six mois plus tard

C’est par un total hasard que je l’ai croisé il y a quelques jours une salade dans les mains « c’est pour Sandrine (nom d’emprunt), elle est devenue végétarienne cette… ! » Fatalement, je pris des nouvelles de la chose et la surprise fût totale. « On va vite fait boire un verre chez XXX, ils ont le wifi (et oui, les bars genevois ont enfin compris que le wifi devenait un service nécessaire pour attirer une clientèle comme nous, enfin !) je te montre en live et comme ça j’en profite pour te demander un truc! ».

Son petit portable, d’une marque dont je ne citerai pas le nom, démarre, il se connecte et je reconnais aussitôt le logo du portail d’hébergement de wikis. Il y a toujours les sept menus, la mémoire me revient : il a juste supprimé la section ‘Documents-KB’ et créé ‘Documents’ en lieu et place.

Il me montre alors sa base clients, comment il a choisi d’organiser tout cela, selon les mandats, leur importance. Il me montre les différents projets en cours, les spécifications, deux trois modèles, et même deux trois idées à l’état de lampe dessinée au-dessus du front.

Viennent ensuite les réjouissances de sa comptabilité. Il s’est amusé à créer une page contenant un historique vers les sauvegardes mensuelles de ses fichiers Excel. Il n’a toujours pas changé de méthode de saisie : on ne change pas une équipe qui gagne !

Il clique finalement sur ‘Documents’ et là je vois un arbre organisé. Il s’est même constitué une petite section secrète : pas de lien d’accès, il faut taper un terme de recherche pour arriver dans la page où il s’amuse à placer tous ses mots de passe.

Je suis épaté. Il est allé bien plus loin que je ne l’aurais imaginé. C’était la première fois que je voyais un wiki en ‘production’, utilisé comme système d’information central d’une entreprise de 1 employé.

Je lui ai encore posé deux trois questions, sur sa satisfaction, la performance, la manière dont il gérait ses sauvegardes, etc. en prenant bien note de ses réponses. On ne sait jamais, si je me retrouve dans d'autres cas similaires...

Finalement, je lui ai posé la question ultime : « comment marche ton business ? » « Ca roule. Je ne roule pas sur l’or mais largement de quoi vivre et pas me casser la tête. »
Je lui répondis qu’il était alors peut être temps de faire un don raisonnable aux fournisseurs du wiki en ligne, la solution était gratuite et c’est vrai que cela l’a aidé lors du démarrage. Il m’a écouté. Je ne dirai pas combien il a versé mais il a su faire acte honorable et finalement payer le service rendu.

Conclusion

Les wiki j’en entends parler de tous les côtés depuis deux ans environ. J’en ai testé quelques-uns et ils m’ont tous paru barbares et totalement an-ergonomiques de surcroît. Je n’ai jamais été convaincu. A présent je sais pourquoi : dans tous les articles que j’ai lus le wiki est considéré à son état embryonnaire. On ne le montre jamais quand il tourne et que des gens vivent et nourrissent leur famille en partie grâce à une telle application. Le message passe autrement, et je suis à présent convaincu de la puissance d’un tel outil et surtout de son application dans le cadre d’une activité réunissant peu de collaborateurs.

Petit mot de la fin, consultants, intégrateurs et autres prestataires, si vous utilisez des services open-source, libres et surtout gratuits, n’oubliez pas qu’un jour ou l’autre il est sage de retourner le service rendu et de sortir un peu d’argent de votre poche. Tout travail mérite salaire, surtout si l’on en a tiré une totale satisfaction.




* : Je demande ‘sept’ besoins-clés à mes clients pour plusieurs raisons. Premièrement pour l’approche psychologique : cela déclenche usuellement une réaction de curiosité immédiate et donc, d’adhésion au concept même s’il paraît infondé au premier abord. Je présente cette méthode de manière assurée et convaincue, de plus le chiffre sept bénéficiant généralement d’un contexte socio-psychologique favorable, le client est dès lors plus enclin à accepter la proposition.
Deuxièmement, pour l’approche stratégique mais aussi tactique du projet : sept besoins ce n’est pas dix ni cinquante, c’est sept. Point barre. On en reste à l’essentiel, au prioritaire, et si nécessaire, on zoome dans les sept besoins-clés pour y définir d’autres sous-besoins.
Troisièmement : cela me permet d’orienter le bilan du projet sur sept points-clés lorsque je présente la solution finale en disant haut et fort « Cette solution répond prioritairement à vos sept besoins-clés et ne pourra vous apporter qu’une plus-value selon la solution choisie.
Oui je sais, c’est un peu de la manipulation. Mais bon…

**: L'entreprise individuelle est la forme juridique suisse désignant un indépendant.

 

Par Antonio Fontes
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Mercredi 2 février 2005

La guerre entre moteurs de recherche fait actuellement rage auprès des géants du traitement de l’information, ce n’est plus du scoop. Il est tout de même important d’annoncer la mise en ligne du moteur de recherche proposé par Microsoft, à savoir : MSN Search.

Bon, il faut l’avouer, cette information n’a rien de sensationnel en soi, sauf si l’on s’attarde quelque peu à une fonctionnalité du moteur.

J’ai récemment commencé une série d’articles sur la stratégie de veille/communication à adopter pour une entreprise face au phénomène des blogs et cette fonctionnalité entre directement dans le cadre de ces articles.

Le moteur MSN Search propose, après avoir lancé votre recherche, un lien vers un flux RSS. Ce flux RSS, lorsqu’il est inscrit dans votre agrégateur de flux préféré, vous permettra de surveiller toutes les évolutions des résultats d’une telle requête.

Indispensable si l’on souhaite effectuer des benchmarks d’inertie (temps pendant lequel un lien conserve sa place), d’apparition (temps entre la mise en ligne et l’apparition dans le moteur) ou encore de scoring/présence (identifier le positionnement des liens d’intérêt ou des liens traitant du sujet d’intérêt) sans trop se ‘casser la tête’.

Par Antonio Fontes
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Dimanche 6 février 2005

Une série de conseils intéressants sur la stratégie de communication défensive appliquée  la blogosphère :

Robert, Anil and Buzz on defense strategies
http://www.darrenbarefoot.com/archives/002287.html

Par Antonio Fontes
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Lundi 7 février 2005

Suite au commentaire de Carnelov sur l'un mes articles, j’ai donc pris connaissance de quelques liens liés au principe de Peter.

Si cela vous intéresse, vous trouverez ci-dessous quelques liens intéressants…

Wikipedia

L'entreprise.com

Encyclopédie du savoir relatif et absolu

Le principe de Peter, selon son auteur

Par Antonio Fontes
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Mardi 8 février 2005

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Feeds parsed:287 (ignored:3)
Items parsed:8334 (ignored:6330 new:1926 updated:78 )
D:\dev\dotnet\rssexport\obj\Debug>


C’est le nom que je viens de donner à mon petit joujou conçu ce week end.

J’utilise de manière assidue mon lecteur de flux RSS, en l’occurrence, SharpReader, depuis pas mal de temps et je suis régulièrement confronté à un problème de performances.

En effet, la majorité des lecteurs de flux que j’ai testés conservent des archives dans une base de données interne au programme. Malheureusement, la taille de cette base augmente considérablement, et à haute vitesse lorsque par exemple l’on surveille quotidiennement plus de trois cent flux d’information.

Depuis quelques temps, je n’apprécie plus trop l’idée de devoir ‘nettoyer’ la base d’articles en effaçant ses éléments par centaines et je ne souhaite pas non plus passer sur un portail ‘en ligne’ d’agrégation de contenu pour des raisons de confidentialité (la majorité ont tendance à promouvoir le partage abusif de flux, une sorte de composante communautaire sociale.)

J’ai donc créé RSSExport. Cette application a pour objectif de me consolider une base de données annexe dans laquelle sont archivés tous les articles, les flux ainsi que leur organisation (catégories) initiale. Cela me permet de purger régulièrement la base de travail SharpReader, sans pour autant perdre les informations.

Les inconvénients actuels ? Ils sont principalement au nombre de deux :

- j’utilise une base SQL 2000
- il n’y a pas d’interface de consultation des archives

Bien entendu, il m’est assez rapidement possible de faire une version s’appuyant plutôt sur un simple fichier Access et une petite interface simpliste permettant de lancer les recherches dans les archives.

J’ai souvent entendu pas mal de monde dénigrer SharpReader alors je ne sais pas si cette application pourrait intéresser du monde. Dans le doute, vous pouvez toujours me laisser un commentaire.

Par Coach Super
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Vendredi 18 février 2005

Titre associé au dossier du mois , proposé par les étudiants en formation continue E-business E-communication de l'université de Genève.

En ce qui concerne la suisse romande, les signaux IE restent encore relativement rares et ce dossier semble entrer bien sagement dans les rangs de la tendance actuellement déjà très 'buzée' en France voisine.

Vivement la fin du postgrade Intelligence économique et veille stratégique, qui a su se faire très discret jusqu'à présent (logique, non?) et grâce auquel nous verrons sûrement des modifications apparaître dans le paysage romand de l'IE.

Par Antonio Fontes
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Jeudi 4 août 2005

…surtout si vous travaillez devant un ordinateur…

1) Préparez votre journée !
2) Ne vous laissez pas interrompre !
3) Connaissez votre ennemi : écoutez-vous !

 

Préparer sa journée…

Comment savoir si l’on a atteint des objectifs si l’on en a pas ? Pas besoin d’un outil de gestion de projets, un simple bloc-notes et un crayon suffisent !

Commencez par mettre sur papier vos objectifs de la journée. Ici aussi, la règle de 3 ou de 7 peuvent être de bonnes habitudes. Selon la règle de 3 : 1 objectif prioritaire, 2 objectifs secondaires. Selon la règle de 7 : 1 ou 2 objectifs prioritaires, 4 ou 5 objectifs à atteindre et 1 objectif bonus.

Il est primordial que vos objectifs soient de vrais objectifs et non des projets à eux seuls : vous devez les atteindre !


Ne pas se laisser interrompre…

Chaque interruption dans votre travail est une perte de concentration, donc de temps, donc d’argent pour votre boss  et finalement vous rend moins performant pour vous-même.

Apprenez donc à gérer les interruptions. Il y a généralement quatre grands groupes d’interruptions :

- vos collègues ;
- le monde extérieur (téléphone, e-mail, mobile, …) ;
vous-même (pause pipi, pause hem, pause mniam mniam, pause clope) ;
- les urgences et les imprévus ;

Les collègues sont des humains... Ils héritent donc de toutes leurs qualités mais aussi de leurs défauts. C’est à vous de savoir communiquer votre besoin de concentration, il est important que vos collègues, et surtout le patron, sachent que vous ne devez pas être dérangé(e).

La clé du succès est dans les derniers mots : « ils doivent savoir. » Donnez-leur donc des indicateurs de concentration. Certaines personnes ont besoin de peu d’indicateurs et vous voir travailler suffira à les éloigner. D’autres en revanche, auront besoin d’une pancarte (n’oubliez jamais : l’humour est le meilleur moyen de transmettre un ordre !) voire de se sentir en territoire ennemi en vous approchant (placez des photos de famille, personnalisez votre poste de travail, placez des écouteurs sur vos oreilles pour qu’ils croient que vous ne les entendrez pas, etc.)

Le monde extérieur peut vous agresser via les outils de communication que vous leur proposez. Il y a la messagerie, la messagerie instantanée (MSN, ICQ, Yahoo messenger et autres), votre ligne directe et votre cellulaire (oui , cellulaire !)

Ces outils doivent être désactivés lorsque vous travaillez.

Relisez la phrase ci-dessus si vous avez l’impression d’avoir lu de travers, on ne sait jamais ! Non je ne suis pas idiot en vous conseillant cela, il y a bien sûr des ‘moments’ pendant lesquels vous pourrez les activer !

Vous avez des besoins. Ce serait idiot de ne pas les satisfaire, surtout vos besoins physiologiques. Il y a deux sortes de besoins physiologiques importants dans ce cas: les besoins d’évacuation (les toilettes en gros) et les besoins de détente.

Les premiers vous sont clairement signalés par votre corps, en revanche, dans le second cas, tout dépend de votre propre niveau d’écoute personnelle. Beaucoup ne s'écoutent pas eux-mêmes, c'est aujourd'hui une certitude mondialement reconnue!

On sait également que si l’on se place en situation de détente, l’on sera objectivement plus à l’écoute de soi. Il est donc préférable de privilégier les moments de détente, auquel cas, si nécessaire, vous passerez par les toilettes. Evitez l’inverse : un besoin pressant vous coupe en pleine zone de productivité, vous vous déconcentrez et en profitez pour dire bonjour à la jolie nouvelle secrétaire. Productivité en chute libre !

Bref, planifiez une ou deux zones de relaxation par demi-journée, durant lesquelles vous profiterez de satisfaire et vos besoins de détente et vos besoins d’élimination.


Les urgences et les imprévus sont imprévisibles mais on peut tout de même s’arranger pour réduire leur impact. C’est la spécialité des assureurs, non ?

Une règle d’or : prévoyez 10% de votre temps quotidien pour des imprévus. Ainsi, vous pourrez même peaufiner votre boulot si aucune catastrophe ne vient vous perturber dans votre douce et voluptueuse journée !


Connaître son ennemi…

Nous venons de le voir ci-dessous, le principal problème dans tout cela, c’est vous ! Vous êtes influençable, à la merci de vos collaborateurs, atteignable en tout temps par votre maman et votre copine, accroupi devant le patron et en plus : vous devez aller aux toilettes !

La priorité NUMERO UN dans une recherche de productivité est de savoir :

quand pouvez-vous être productif ?
- pendant combien de temps ?

Et ne répondez pas ‘huit heures par jour’ comme votre patron. Ce serait totalement hypocrite.

Votre productivité a certaines propriétés:

Elle suit une courbe similaire à une courbe de distribution standard ‘gaussienne’ : elle monte et elle descend.

Elle est cyclique : vous avez plusieurs zones de productivité par jour.

Elle est variable : une ou deux zones de très haute productivité, une ou deux zones de haute productivité.

Connaissez-vous vos zones de productivité ? Non, sinon vous ne liriez pas aussi loin cet article ;)

Le truc ici est simplement 1) de s’écouter 2) de prendre note de ce que vous observez. Essayez d’être inatteignable durant toute la phase de reconnaissance. Cela peut durer plusieurs jours mais c’est pour votre bien ! Identifiez quand vous êtes le plus performant durant votre journée et pendant combien de temps. Combien de pauses vous sont nécessaires, combien de cigarettes, etc.

Si vous êtes quelqu’un de pas trop anormal, vous trouverez deux zones de haute productivité, une le matin, une en fin d’après midi. Celle du matin dure trois heures environ, celle de l’après midi deux heures.

Après avoir enfin identifié vos zones de production, vous serez 1) plus intelligent-e (sisi !) 2) plus apte à organiser votre journée.

Placez vos pauses de manière judicieuse : les plus éloignées au possible de votre pic de production !

Effectuez le travail de routine dans les pics inférieurs : vérifier les emails, surfer, dire bonjour à la secrétaire, discuter avec votre team de l’avancement des projets, améliorer un truc qui vous dérangeait depuis peu, etc.


Pour conclure !

Mieux se connaître, mieux percevoir son environnement et en prendre le contrôle.

Trois ‘petits’ trucs pour mieux gérer votre productivité au boulot ou dans la vie de tous les jours. Faites-en bon usage et n’hésitez pas à partager vos expériences en bas de cet article !!


Par Antonio
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