S'améliorer

Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /Fév /2006 12:39

Un ordinateur doit disposer de mémoire pour fonctionner. Plusieurs niveaux de mémoire sont cachés dans votre boîtier. L’on compte en général deux catégories de mémoire : la mémoire dite ‘morte’ et la mémoire dite ‘vive’.

Il existe en fait d’autres types de mémoire mais avec un peu d’abstraction, ils se placent dans l’une des catégories ci-dessus avec comme critère de différenciation principal la performance. Mais pour l’instant, oublions cela!!


La mémoire morte : celle qui n’oublie rien !

La mémoire morte se matérialise dans votre ordinateur par le disque dur. On inclut également dans cette catégorie les clés USB, les cartes mémoire sorties de votre appareil numérique ou encore le « BIOS », la mémoire dans laquelle sont placées les instructions pour permettre à la machine de démarrer.

Caractéristique principale de cette mémoire ? Les données restent. Même après un redémarrage.


La mémoire vive : rapide mais …!

Le second type de mémoire est la mémoire ‘vive’. Cette mémoire permet à l’ordinateur de travailler, de faire tourner les applications que vous utilisez ainsi que le système sur lequel logiciels et périphériques (moniteur, clavier, souris, etc.) se coordonnent entre eux.  En termes physiques ce n’est plus le disque dur qui fournit ce service mais des petites barrettes que l’on nomme « barrettes de mémoire. »

Rien qu’en lisant cette page, vous avez au moins un système d’exploitation en exécution (Windows ou Linux), un navigateur (Firefox ? Internet Explorer ? etc.), votre bureau de travail, vos favoris, vos couleurs et votre fond d’écran.

Toutes ces informations sont « chargées » en mémoire et seront détruites lorsque vous éteindrez votre ordinateur. Lors de l’allumage, ce dernier puisera dans la mémoire « morte » les données devant être chargées en mémoire « vive. » Et ainsi de suite.

Caractéristique principale de la mémoire vive ? Tout est perdu lors de l’arrêt de l’ordinateur. C’est la raison pour laquelle vous perdez un document Word sur lequel vous venez de passer trois heures si vous n’avez pas fait de ‘sauvegardes’ avant la coupure de courant !


Les mémoires sont limitées !

Combien de gigas d’espace libre possédez-vous sur votre disque ? dix ? vingt ? cent ? deux cent ? Il vous suffit d’ouvrir le gestionnaire de fichiers pour le savoir.

Combien de gigas de mémoire vive ? Si vous lisez cet article, il y a de fortes chances pour que vous n’en ayez aucune idée.

Je vais vous le dire : votre machine dispose sûrement de 512 méga-octets ou d’un giga-octet de mémoire vive. Ni plus, ni moins. Pour le savoir, il vous suffit d’afficher « les propriétés système » et la quantité exacte sera indiquée. Je sais que vous ne le ferez pas, ce n’est pas important dans ce contexte !

Ce qui est important, c'est que votre ordinateur connaît ces limites. Et il va s'arranger pour ne pas les atteindre, il est programmé pour cela.



Moins de mémoire que nécessaire…

Que se passe t’il lorsqu’il ne reste plus assez de mémoire ? S’il s’agit de la mémoire morte, le message sera assez clair. Votre système vous stoppera d’un orgueilleux message « espace disque manquant. » Point barre !

Dans le cas de la mémoire vive, il est également possible d’en arriver au bout. Il suffit pour cela de lancer suffisamment d’applications et de toutes le faire tourner en même temps : traitements de texte, logiciels d’infographie, trois ou quatre jeux vidéos et vous y arriverez peut être. Pour certaines machines, Word et Outlook suffisent à leur faire battre de l’aile.

Le symptôme directement perceptible d’un manque de mémoire vive est le ralentissement général de tout le système. Il n’y aura de message vous disant « plus assez de mémoire vive », non. Votre système ralentira, sa capacité de traitement en sera perturbée et ralentie.


Passons aux choses sérieuses !

Je vois que vous lisez encore. Soit ce cours improvisé d’informatique vous plaît, à ma grande surprise, soit vous vous demandez vraiment où je veux en venir. J’y viens justement!

Le fonctionnement de notre mémoire peut être perçu, par analogie et d’une certaine manière sensiblement similaire au fonctionnement de la mémoire d’un ordinateur.

Nous disposons d’une quantité de mémoire ‘morte’ et ‘vive’ limitées. Vous vous souvenez lorsque j’ai demandé plus haut quelle est la quantité de mémoire de votre machine ? Cette information est très précisément indiquée dans un ordinateur. Qu’en est-il de notre mémoire personnelle ?

Nous n’en savons rien!

Une chose est sûre : nous avons des limites ! Et ces limites sont différentes pour chacun d’entre nous.


Quelle est notre mémoire morte ?

Bonne question ! Quel est le support sur lequel nous pouvons inscrire de l’information et être assuré qu’elle ne sera pas perdue ? Oubliée ? Modifiée ? Comment s’assurer que l’on se souviendra du nécessaire en temps voulu ?

Les plus téméraires répondront « ma tête. »

D’autres, plus réalistes, répondront « un papier et un stylo. »

Et vous, que répondrez-vous ? Quelle est 'votre mémoire morte' ?



La capacité de traitement

J’ai rappelé plus haut l’événement du document Word perdu. Combien d’entre nous avons vécu cette expérience au moins une fois ? 

Après lecture des paragraphes précédents vous pouvez à présent percevoir le risque : tant que des données ne sont stockées qu’en « mémoire vive » elles sont dans une zone à haut risque. De plus, plus cette zone est sollicitée, et moins le système est opérationnel (rappelez-vous : il ralentit !).

Nous avons la particularité (ou défaut ?) d’être sensiblement pareils aux ordinateurs sur ce point : plus nous avons de choses dans la tête et moins nous pouvons traiter l’information avec efficacité.


Que faire ?

Lorsque je vous parle de concepts tels que le « Mindsweep » (cf. article précédent) , de listes de tâches ou encore de listes par contextes, l’objectif est presque toujours le même : sortir des informations placées dans votre « mémoire vive » et les transférer vers une zone de « mémoire morte. »

L’impact est double :
  • vous libérez votre esprit pour pouvoir mieux vous concentrer sur le moment présent ;
  • vous vous détendez et abaissez le niveau de stress global, car vous savez au fond de vous que ces informations ne sont pas perdues et que vous pourrez les retrouver lorsque ce sera nécessaire.


Qu’y a t’il de pire que de devoir se souvenir de tout ce que l’on a à faire lorsqu’il nous suffit de l’écrire sur une feuille ou un petit bloc-notes ?


Vos commentaires sont les bienvenus !
Par M. Supercoach - Publié dans : S'améliorer
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Dimanche 30 octobre 2005 7 30 /10 /Oct /2005 00:00

Vous êtes investi(e) dans plusieurs projets au quotidien ? Vous échangez beaucoup d’informations et des idées émergent régulièrement tout au long de votre journée, quelque soit l’endroit où vous trouvez ?

Vous oubliez des rendez-vous ou vous êtes surpris(e) par la soudaine apparition d’un message « on se voit à quelle heure alors ? » dans votre téléphone portable ?

Au travail ou dans votre vie privée, de nouveaux objectifs sont-ils fréquemment identifiés et définis, des ajouts, des améliorations, des corrections et il vous arrive de les oublier ?

Vous participez à des projets sensiblement similaires et à chaque fois vous oubliez un léger détail ? Un piège dans lequel vous tombez alors que vous en connaissiez très bien son existence ?

Alors utilisez des listes et votre quotidien pourrait probablement s’améliorer dans très peu de temps !


Pourquoi des listes ?

Les listes sont des minis projets : une séquence d’actions physiques à effectuer, de choses à ne pas oublier, etc. Il peut s’agir de vos commissions pour le prochain repas avec le patron, de toutes vos tâches dans ce projet interminable au boulot, de ce que vous ne devez pas oublier lorsque vous partez en week-end avec votre moitié, des lieux que vous souhaitez visiter dans votre vie ou encore des films que vous vous êtes toujours dit « je le verrai un jour ! »

Les listes contiennent des éléments, ou ‘items’. Un par ligne généralement. Elles possèdent deux atouts majeurs :

  1. Elles peuvent être agrandies ou réduites selon leur type;
  2. Elles peuvent être réorganisées.

On peut donc les améliorer en tout temps, elles sont en constante évolution avec votre fil de vie, vos principes, votre quotidien.


Quels types de listes ?

Si vous démarrez l’usage de listes dans votre quotidien, vous verrez apparaître deux types de listes :

  • Des listes à élimination
    Les listes à élimination voient leurs éléments disparaître au fur et à mesure qu’ils sont réalisés, achetés, vus, mangés, bus, visités, etc.
  • Des listes de référence
    Les listes de référence fonctionnent à l’inverse : elles s’agrandissent au fur et à mesure que vous les utilisez. Elles seront utiles un jour. Vous ne savez pas toujours quand ni pourquoi mais votre petit doigt vous dit que vous avez intérêt à les remplir.

Ci-dessous, quelques exemples de listes. Sauriez-vous de quel type font-elles partie ?

  • les tâches d’un projet 
  • les trucs à faire aujourd’hui
  • les commissions
  • les objets à réunir pour un événement (voyage, sortie, etc.)
  • les films à voir
  • les lieux à visiter un jour
  • les demandes des clients
  • les étapes pour créer quelque chose
  • les étapes pour contrôler quelque chose
  • les trucs à ne pas oublier quand…
  • les personnes à rencontrer
  • fonctionnalités réalisées avec le temps nécessaire pour les accomplir
  • les restaurants où j’ai mangé
  • les films regardés, avec qui
  • mes rêves réalisés
  • mes contacts
  • les étapes accomplies du projet interminable au bureau
  • etc.


Où placer les listes ?

Vous êtes encore là ? Bien! La curiosité semble vous gagner! Il ne me reste plus qu'à vous convaincre de la facilité avec laquelle vous pourriez gérer ces listes.

Commencez simplement ! Un conseil de SuperCoach : choisissez un support que vous maîtrisez déjà. Il devra répondre à trois critères vitaux :

  • pouvoir accéder aux listes lorsque c’est nécessaire;
  • la saisie de nouveaux éléments doit pouvoir se faire rapidement ;
  • il faut pouvoir effectuer une recherche dans une ou plusieurs listes.

Les supports sont nombreux et seule votre imagination impose ses limites:

  • Un document Word, combinant une liste par chapitre et le module ‘table des matières’ ;
  • Une clé USB avec un dossier ‘mes listes’ et chaque liste dans un fichier texte ;
  • Pour les informaticophobes : une four, avec des feuilles, chacune contenant une liste ;
  • Des petites cartes au format A5, attachées entre elles, chacune contenant une liste;
  • Un assistant personnel numérique (ou PDA) ;
  • Le module ‘tâches’ d’un téléphone portable ;
  • Un blog ;
  • Un agenda papier ;
  • Un simple cahier et un crayon ;
  • Un wiki ;
  • Un site perso ;
  • Une application ou un service spécialisé dans la gestion de listes;
  • Etc.


Comment démarrer ?

Plusieurs méthodes de développement personnel intègrent le concept des listes dans leur processus. Leur originalité réside plutôt dans le choix des listes que dans leur utilisation. La méthode GTD que je cite assez souvent voit son originalité dans le concept de listes ‘contextuelles’.

Ces processus sont parfois complexes et peuvent rebuter les plus motivés dans leurs premiers pas. Si vous souhaitez tout de même tenter l'expérience, je vous propose de commencer simplement par quatre listes:

  • @magasin
    liste des choses à acheter dès que je me retrouverai dans un magasin.

  • @anniversaires
    liste des anniversaires de mon entourage. Il faut classer les éléments dans l’ordre des prochains anniversaires, les anniversaires passés étant parachutés en bas de liste:

    2 novembre marc
    13 novembre sophie
    4 décembre sandra
    8 mars cédric b.
    1 avril roland
    19 août cédric v.

  • @appels
    liste des gens que je dois appeler ou rappeler, et la raison de l’appel.

Et une liste 'bonux' à choix parmi les suivantes :

  • @blog-articles
    Si vous possédez un blog, liste des articles que vous souhaitez écrire un jour ou l’autre…

  • @lieux
    Si vous voyagez beaucoup , liste des lieux que vous souhaitez visiter. Des monuments, des églises, des parcs ou simplement des restaurants.

  • @films ou @music
    Vous êtes cinéphile ou mélomane ? Cette liste devrait vous convenir : tout ce que vous souhaitez écouter ou voir plus tard…

Pour conclure...

Si je vous ai convaincu(e), vous savez ce qu’il vous reste à faire : une feuille et un stylo, un document Word, le bloc-notes Windows ou même un blog où vous créerez un article pour chaque liste.

Commencez par remplir ces listes, vous créerez sûrement vos propres listes selon vos besoins. Elles deviendront très rapidement utiles dans votre quotidien et vous vous demanderez comment vous aviez fait pour vivre sans ; )

N'oubliez pas de repasser d'ici quelques jours me donner vos impressions si vous tentez l'expérience!

Par Antonio Fontes - Publié dans : S'améliorer
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Samedi 22 octobre 2005 6 22 /10 /Oct /2005 00:00

Il existe de multiples outils permettant à chacun d’optimiser sa propre gestion du temps. Ces outils peuvent paraître, selon votre propre expérience, plus ou moins utiles. L’un des points importants dans l’utilisation de ces outils de développement personnel est de comprendre à quoi ils peuvent précisément vous servir. Dans la majorité ddes situations, ces outils doivent vous permettre soit 1) de gagner du temps 2) de faire plus en moins de temps. Si vous n'arrivez pas à ces conclusions, il se peut que la méthode ou l'outil soit trop 'théorique' ou inadapté à vos besoins. Dans ces cas, n'attendez pas, dirigez-vous sur autre chose jusqu'à trouver votre 'chaussure'!

L'outil presenté dans cet article consiste à connaître votre coût. Savoir combien vous coûtez vous permettra de vous faire une idée de votre coût quotidien soit à votre employeur ou … à votre propre entreprise si vous en avez la chance.

Commençons...

La tâche est simple mais fastidieuse : il s’agit d’additionner toutes les dépenses occasionnées par votre simple présence dans une entreprise :

  • votre salaire ;
  • vos charges sociales (tout ce que votre employeur déduit de votre salaire mais reste tout de même à sa charge);
  • vos dépenses de consommation (fournitures, alimentation, hygiène) ;
  • vos dépenses de communication ;
  • votre bureau ou encore la surface dont vous disposez ou que vous partagez avec d’autres collaborateurs ;
  • vos formations et tous les documents destinés à vous (in)former;
  • autres dépenses auxquelles je n’ai pas pensé.

En recensant ces différents points et en leur associant leur valeur, vous obtiendrez une somme.

En pratique...

Prenons l’exemple d’Annie, une amie fictive, consultante, dont je tairai le nom de famille afin de respecter sa vie privée. Annie est surchargée de demandes toutes aussi ‘importantes’ les unes que les autres et elle a souvent le sentiment de perdre du temps ou de ne pas accomplir les tâches les plus ‘utiles’ pour elle, et son employeur.

Voici ce que donnerait une analyse du ‘coût’ de Annie pour son employeur :

  • salaire : 6'500 * 13 = 84’500
  • prime annuelle : 84'500 * 5% = 4’225
  • charges sociales : 84'500 * 15% = 12’675
  • consommations diverses : 3’000
  • télécommunications : 1’000
  • un bureau personnel : 800*12 = 9’600
  • les séminaires suivis et qui n’ont servi à rien : 3*1400 = 4’200

Total : 119'200 francs.

En admettant qu’elle travaille 11 mois (20 jours de travail mensuels, 20 jours de congé annuels), il ne reste qu’à diviser par 220 (11x20 jours), puis par 8 (elle effectue huit heures quotidiennes).

Ceci nous donne : 119'200 / 220 / 8  = 67 francs par heure !

Annie a écrit cette valeur sur un post-it et l’a collé sur son agenda. Chaque fois qu’elle l’ouvre, qu’elle consulte ses prochaines actions et qu’elle a une hésitation, elle a cette valeur en tête et se demande quelle tâche serait la plus rentable. Elle se sent elle même plus efficace au travail, et donc plus motivée.


Le mot de la fin…

Il est clair que pour certains ce nombre risque d'être une grande surprise et la tentation de valoriser certaines activités par rapport à d'autres pourrait enfin prendre le dessus. Pour d'autres, cet article n’aura aucune incidence sur leur quotidien. Il est aussi fort possible pour ces derniers, ma foi, qu'ils ne soient justement pas ceux (ou celles) ayant besoin d’outils pour optimiser leur quotidien professionnel.

Dans le prochain article sur le thème du développement personnel, je discuterai d’un outil permettant d’identifier vos points forts mais aussi vos points faibles, afin de mieux calibrer votre activité professionnelle avec vos aspirations personnelles. A suivre !

Par Antonio Fontes - Publié dans : S'améliorer
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