Les élèves du bourg risquent le pire d' Internet.
Cest ainsi que sintitule larticle publié dans La Côte, un journal vaudois (Suisse), au sein duquel lon apprend que lune des figures romandes du blog anime un projet de blogs éducatifs en environnement scolaire.
Mais ce site internet n'échappe pas aux «règles» du web [
] une multitude de commentaires dorigine douteuse consistent à proposer des liens sur des sites à contenu pornographique. Dautres transmettent des virus aux visiteurs imprudents.
Linspecteur principal adjoint à la police, cite dans larticle, est sans equivoque: [
]les filtres existent mais ne sont jamais efficaces à cent pour cent[
] un adolescent qui parle de ses problèmes en public, cest très dangereux. Il ny a pas de problème avec les blogues signalés dans le canton, car leur utilisation est très récente. Mais il y en aura, je le sais déjà.
Larticle se termine par un commentaire de Luc-Olivier Erard, auteur de larticle : « [
]lutilisation dinternet à lécole se développe de manière anarchique.[
] les enseignants ne peuvent éviter que les enfants, grâce à lécole, se trouvent à un clic de souris de propositions indécentes voire dangereuses.[
] »
Avant de conclure : « Si son utilité nest pas clairement justifiée, lactivité proposée à Saint-Prex, une parmi dautres, devra sarrêter. »
Changeons de point de vue
Une pratique que japprécie particulièrement : voir les choses sous un autre angle. Je laisse donc partir mon imagination et je me pose la question : des adolescents romands ont la chance de pouvoir intégrer une expérience de « blogging » au sein de leur cursus scolaire. Ce projet permet pour certains dentre eux de se familiariser avec lédition sur Internet alors quils sont encore à un âge précoce et dans les meilleurs cas, de révéler une passion nouvelle ou jusque là inconnue pour lécriture ou le journalisme.
Ces élèves sont encadrés par une enseignante (qui n'est autre que l'une des figures de la blogosphère suisse: Stephanie Booth) qui à première vue semble très bien connaître le domaine de la communication sur Internet (contrairement à beaucoup dautres déjà croisés au cours de mon existence) vu quelle y est directement impliquée depuis plusieurs années.
Plusieurs dispositifs sont mis en place pour protéger ses jeunes contre les facéties du web : filtres anti-spam ainsi quune modération totale des réactions, effectuée de manière centralisée sous la responsabilité de la directrice du projet.
Comparons cela à Skyblog. Une plate-forme recensant plus de 1'490'000 (un million quatre cent nonante mille !) blogs la plupart édités par des ados, voire plus jeunes, la majorité sexprimant par onomatopées, insultes et autres déformations de la langue française et partageant leurs passions, sans toutefois passer au côté de certains débordements il est vrai.
Mais non. Ces gosses sexpriment au sein dun projet scolaire et sont encadrés par un personnel compétent. Il faut arrêter cela, nous sommes en Suisse.
Un mot, très simple : pfffff
Si vous souhaitez donner une suite à cet article, nhésitez pas à jeter un il sur Reflexive-Blog, où il a même été proposé dexiger la démission du journaliste en question.
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